Mon enfant a peur de la draisienne
 

Votre enfant voulait “essayer”… puis s’est figé, a refusé de monter dessus, ou se met à pleurer dès qu’on parle de draisienne ? C’est beaucoup plus fréquent qu’on ne le pense. La bonne nouvelle : dans la plupart des cas, il ne s’agit pas d’un “blocage” définitif, mais d’une peur normale (chute, vitesse, nouveauté) qui se dépasse avec une approche progressive.

En 2 minutes : La mini check-list qui change tout

  • La selle est-elle assez basse pour que votre enfant pose bien les deux pieds à plat ?
  • La draisienne n’est-elle pas trop lourde ou trop grande ?
  • Vous commencez dans un endroit plat, calme et sans pression (pas “devant tout le monde”) ?
  • Vous visez des progrès minuscules (5 minutes, 1 mètre, 1 seconde de glisse) ?

Objectif du jour

Pas de performance : on cherche une expérience positive. Un enfant qui ose s’asseoir, pousser ou avancer en petits pas a déjà fait un énorme pas vers la confiance.

Pourquoi mon enfant a peur de la draisienne ?

La draisienne, c’est un mélange de liberté et d’instabilité : on avance vite… sans pédales, et l’équilibre n’est pas encore acquis. Chez certains enfants, cela déclenche une prudence naturelle. Voici les causes les plus fréquentes.

Les peurs les plus fréquentes

  • Peur de tomber (souvent après une petite chute ou une mauvaise expérience).
  • Peur de la vitesse : dès que ça glisse, l’enfant se sent “emporté”.
  • Peur de perdre le contrôle : ne pas savoir s’arrêter, tourner, freiner.
  • Inconfort : selle trop haute, guidon trop éloigné, draisienne lourde.
  • Pression : “Allez, tu sais faire !” + comparaison avec un frère, une sœur ou un copain.

À quel âge c’est normal (et quand lever le pied)

Entre 18 mois et 4 ans, les rythmes d’apprentissage sont très différents. Certains foncent, d’autres observent longtemps avant d’oser. Si votre enfant refuse totalement, ce n’est pas grave : l’objectif n’est pas de “réussir vite”, mais de créer une expérience positive.

Petit repère : si votre enfant a peur, votre meilleur allié est la progressivité (et non la motivation “à fond”).

Avant de commencer : créer un contexte rassurant

Choisir le bon moment

  • Évitez la fin de journée (fatigue + frustration).
  • Préférez un moment court (5–10 minutes) plutôt qu’une “séance” longue.
  • Évitez les lieux bondés : moins de regards = moins de pression.

Vérifier les réglages (ultra important)

Un mauvais réglage suffit à “fabriquer” de la peur. La règle simple : assis sur la selle, votre enfant doit pouvoir poser les deux pieds à plat et avancer en petits pas.

Point à régler Objectif Indice que ce n’est pas bon
Selle Pieds bien à plat, genoux légèrement fléchis Enfant sur la pointe des pieds, se crispe, refuse de s’asseoir
Guidon Bras souples, épaules détendues Bras tendus, guidon “trop loin”, posture raide
Poids Facile à manœuvrer, à relever en cas de bascule La draisienne “tombe” souvent, l’enfant n’arrive pas à la redresser

Sécuriser sans sur-protéger

  • Casque : oui, dès les premières glisses.
  • Lieu idéal : sol plat, lisse, sans pente (parking vide, place tranquille, chemin large).
  • Votre rôle : être près… mais laisser l’enfant garder la sensation de contrôle.

Pour approfondir le choix du modèle (taille, poids, pneus, frein), vous pouvez aussi lire : tout savoir pour bien choisir une draisienne et à quel âge commencer la draisienne.

Méthode en 5 étapes très progressives

L’idée : décomposer l’apprentissage pour que votre enfant sente qu’il avance sans danger. Chaque étape peut durer 1 jour… ou 2 semaines. C’est ok.

Étape 1 : apprivoiser l’objet (sans monter dessus)

  • Laissez votre enfant toucher, pousser, “garer” la draisienne.
  • Faites un mini rituel : “On sort la draisienne 5 minutes, puis on range.”
  • Objectif : supprimer la nouveauté et la pression.

Étape 2 : marcher à côté en tenant le guidon

  • Votre enfant marche à côté, comme s’il promenait la draisienne.
  • Vous pouvez tracer une “ligne à suivre” au sol (craie, ruban papier).
  • Objectif : associer draisienne = jeu tranquille.

Étape 3 : s’asseoir et avancer en “petits pas”

  • Proposez “juste s’asseoir”, sans rouler.
  • Puis “avancer jusqu’à toi” (1 mètre), pieds au sol.
  • Objectif : créer de la stabilité et de la confiance.

Étape 4 : glisser 1 seconde, puis 3, puis 5

  • Quand les petits pas sont fluides, proposez une micro glisse : “tu lèves les pieds 1 seconde”.
  • Faites-le comme un défi drôle : “1… 2… stop !”
  • Objectif : découvrir l’équilibre sans panique.

Étape 5 : s’arrêter, tourner, gérer la vitesse

  • Apprendre à s’arrêter : “pieds au sol = frein naturel”.
  • Apprendre à tourner : grands virages d’abord (pas de slalom serré).
  • Si la draisienne a un frein : l’introduire comme un jeu (voir plus bas).
Astuce : célébrez les progrès invisibles (oser s’asseoir, avancer 2 mètres, tenter une micro glisse). C’est exactement ce qui construit la confiance.

Jeux et mini défis pour débloquer en douceur

Le jeu du “pingouin”

Objectif : avancer avec des petits pas rapides, bien stable. Dites : “On marche comme un pingouin assis sur la selle !”

Le parcours “missions”

  • Placez 3–5 repères simples (plot, caillou, feuille, autocollant au sol).
  • Mission 1 : aller jusqu’au repère 1. Mission 2 : jusqu’au repère 2, etc.
  • Variante : “livrer un doudou” d’un point A à un point B.

Le jeu “stop-go”

Vous dites “go” (on avance), puis “stop” (pieds au sol). Ensuite, vous inversez : l’enfant donne les consignes. Objectif : sentir qu’il contrôle l’arrêt, donc la sécurité.

Ce qu’il vaut mieux éviter (même si on veut bien faire)

  • Forcer : “tu dois y arriver” transforme la draisienne en enjeu.
  • Comparer : “ton copain sait déjà” crée de la honte, pas de la motivation.
  • Multiplier les conseils : trop d’infos = trop de pression.
  • Commencer sur une pente : ça va trop vite, ça fait peur.
  • Un modèle trop grand / trop lourd : l’enfant se sent “dépassé”.

Quand demander un avis

Le plus souvent, la patience suffit. En revanche, vous pouvez demander un avis (pédiatre / psychomotricien / professionnel) si votre enfant présente une anxiété très importante, s’il a une peur généralisée du mouvement, ou si la situation s’aggrave malgré des réglages adaptés et une progression douce.

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